EXTRAITS DU FASCICULE DES CHASSEURS D’AFRIQUE.
Lieutenant-colonel Henri AZEMA (1931-2024)
Lieutenant-colonel Claude AÏCARDI, (1936–2015)
Actualisation Rédaction 30 août 2025.
1er RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Devise : UBIQUE PRIMUS » («
Partout le Premier »). La devise du 1er régiment de chasseurs d’Afrique a été choisie par
le colonel DOMMANGET lors de sa prise de commandement le 1er mars 1919 à Arad
(Hongrie).
Héraldique : insigne en métal argenté, roue dentée entourant un cheval à roulettes ; devise
gravée sur la circonférence. L’insigne du 1ᵉʳ régiment de chasseurs d’Afrique
provient de l’escadron le Hargne du 7ᵉ groupe d’automitrailleuses rattaché au
régiment le 1ᵉʳ juillet 1933. Réalisée par plusieurs fabricants avec des
variantes, la principale réside dans le fait que l’insigne est ajouré ou non.
Pendant la campagne de 1939-1940, le régiment est en
Afrique.
En 1941, il met sur pied un groupe d’escadrons commandé par
le chef d’escadrons LANGLADE équipé de chars Somua et Hotchkiss qui part pour
le Sénégal où il prend le nom de 12ᵉ groupe autonome de chasseurs d’Afrique.
Le débarquement allié en Afrique du Nord (8-11 novembre 1942). Trois escadrons du régiment et le 12ᵉ R.C.A., régiment de chasseurs d'Afrique,
1er régiment de tirailleurs, tenteront de s’y opposer dans la région de Port-Lyautey,
mais la disproportion des forces donnera raison aux alliés.
Le 7ᵉ escadron va participer avec les alliés
au sein du CEF à la campagne de Tunisie (1942-1943). Cet escadron sera dissous
en fin de campagne, à son retour à Rabat le 15 juin 1943.
La 1ʳᵉ Armée française : le 1ᵉʳ régiment de chasseurs
d’Afrique est l’un des premiers régiments réorganisés sur le modèle américain.
Il comprend un groupe de chars légers, deux groupes de chars moyens, un
escadron hors rang et un escadron d’échelon.
Durant sa spécialisation en Algérie, le régiment se
dédouble et donne naissance au 1ᵉʳ régiment de cuirassiers, le 1ᵉʳ septembre 1943. La libération de la France : le nouveau 1ᵉʳ RCA se compose de 4
escadrons, un de chars légers et trois de chars moyens, soit 70 chars.
Les 13 et 14 septembre 1944, le 2ᵉ RCA embarque à Oran sur LST
et débarque à l’ouest de Saint-Raphaël. Depuis Salon-de-Provence, il est
transporté par chemin de fer à Besançon et stationne en Haute-Saône. Les
unités du régiment sont réparties dans trois groupements tactiques du « Command Combat n° 3 ».
Les opérations commencent le 14 novembre. Le 17, libération
de Montbéliard ; puis, quittant le sud de l’Alsace, ce sera Belfort, Luxeuil,
Plombières et, par le col de Sainte-Marie-aux-Mines, attaque victorieusement à
Kaysersberg le 17 décembre 1944.
En janvier 1945, défense de Strasbourg et enfin, ce sera la
bataille de Colmar qui met fin aux opérations sur le territoire national. La
campagne d'Allemagne ; le 1er RCA franchit le Rhin les 3 et 4 avril à Mannheim,
s’empare de Klingenberg sur le Necker.
Le 18 avril, c'est la prise de Tübingen, puis c’est
l’exploitation jusqu’à l’Alberg. Friedrichshafen est atteint le 29 avril ;
longeant le lac de Constance, le régiment traverse la frontière autrichienne le
3 mai à Bludenz. C’est à quelques kilomètres d’Innerbras que l’armistice trouve
les éléments les plus avancés.
Le régiment quitte l’Autriche quelques jours plus tard et
s’installe à Tübingen jusqu’en juin 1946. Laissant son matériel et une partie
de son personnel au 12ᵉ e Cuirassier, le reste du régiment rentre au Maroc et
arrive le 11 juillet 1946 à Rabat.
Chefs de corps : 1941-1942.
Colonel Jacques-François de VERNEJOUL (1889-1969) 1942-1943. Colonel Jean-Joseph
de BONNET D’OLÉON (1892-1950). 1943-1945. Colonel Jean-Yves BOURGIN (1893-1982).
1945-1946. Colonel Jean-Paul BOBELIN (1899-1966).
Inscriptions sur l’Étendard : Isly, 1844 / Balaklava, 1854 / Solferino, 1859 / San Pablo del Monte, 1863 / Extrême-Orient, 1884-1885 / Madagascar, 1895 / Maroc, 1907-1908-1934 / Flandres, 1914 / Uskub,1918 1918 / Montbéliard, 1944 / Tübingen, 1945.
Décorations : Croix de la Légion d'honneur (1863) ; Croix de guerre 1917-1918 avec deux palmes. Croix de guerre 1939-1945 avec une palme. Croix du Mérite militaire chérifien. Ordre serbe de Kara-George IV, rang avec glaives. Croix de guerre serbe avec citation à l’ordre de l’Armée. Médaille d’or de la ville de Milan. Fourragère de la Croix de Guerre 1918-1918.
2ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE
Créé
par ordonnance royale du 17 novembre 1831, le 2ᵉ régiment de
chasseurs d’Afrique est formé en France avec des effectifs prélevés sur le 3ᵉ Dragon et le 6ᵉ Chasseur à cheval. Il débarque à Mers-el-Kébir le 23 mars
1832.
Devise : « EN AVANT, TOUT EST VÔTRE. »
Héraldique : le premier insigne de 1935 est le résultat d’un concours qui verra la réalisation
du projet ayant le plus de succès. À la stupéfaction générale, c’est le dessin
d’un sous-lieutenant désabusé représentant un cheval sur roulettes muni de deux
gros phares, chevauché par un chasseur d’Afrique transpirant abondamment sous
le dur climat de Mascara, qui sera retenu.
Quatrième modèle créé en 1945. Insigne argent et émaillé : buste de chevalier, en armure, les bras posés sur un écu type espagnol, taillé en jonquille et bleu, chargé d’une trompe de chasse et du chiffre ‘’2’’ d’argent. Devise : « En avant, tout est vôtre. » Sur le plastron de la cuirasse, une croix de Malte émaillée bleu foncé rappelle l’insigne de la 1ʳᵉ division blindée à laquelle appartenait le régiment.
Le 2 régiment de chasseurs d'Afrique. En savoir plus.
Après l’armistice du 11 novembre, le 2ᵉ RCA
affecté au corps d'armée colonial fait partie en mars 1919 des troupes
d'occupation en Allemagne.
Pendant la campagne de 1939-1940, le régiment est en Afrique
(Mascara – Tlemcen). Le 1ᵉʳ septembre 1939, le 2ᵉ RCA, devenu avec d’autres unités le 182ᵉ GRDI, est subordonné à la 16ᵉ brigade motorisée.
Fin mars 1940, il
quitte sa zone de stationnement Perrégaux pour la région de Tébessa, puis passe
en Tunisie et se positionne dans la région de Gafsa. Début juillet, il rentre à
Mascara et reprend sa dénomination d'origine, 2ᵉ régiment de
chasseurs d’Afrique.
En 1942, le 2ᵉ RCA est entièrement motorisé,
il est doté d’AMD et de chars D1. Il est stationné à Mascara, Saïda, puis Oran
et Missenghin, et entre dans la composition de la brigade légère mécanique.
Du 8 au 10 novembre 1942, le régiment s’oppose au
débarquement des Alliés sur la côte africaine. La campagne de Tunisie ; engagé contre les forces de l'Axe depuis novembre, le 2ᵉ RCA est
notamment au combat de Thala le 23 février 1943.
Début mars, il est de retour à Oran où il est rééquipé en
matériel américain. Devenu régiment de chars, le 2ᵉ RCA est en compte à la 1ʳᵉ division blindée et, en prévision du débarquement en Provence, se perfectionne dans le sud
oranais.
Le régiment embarque le 2 septembre 1944 à Mers-el-Kébir et
débarque le 9 septembre à Sainte-Maxime. Remontant la vallée du Rhône, il est
engagé le 29 septembre au nord de Lure, opère ensuite dans les Vosges dans la
région du Thillot, de Cornimont, puis en Haute-Alsace : Brunstatt, Pletterhouse.
Le 19 novembre, il atteint le Rhin. Combat autour de
Mulhouse les 20 et 23 novembre, à Burnhaupt-le-Bas, et bataille à Colmar en
janvier 1945. En avril, il est à Obernai.
Le 12 avril 1945, il franchit le Rhin à Maximiliansau. Le 2ᵉ RCA traverse le pays de Bade, Offenburg, Freiburg, le 22 avril, puis opère sur
le haut Danube, entre en Autriche le 1er mai, et, le 8 mai, il est à Aach et
Domsletten.
Après l’armistice,
il fait partie des troupes d'occupation et tient garnison à Trèves en juillet
1945, puis à Kons Karbaus en septembre.
Chefs de corps : 1940-1942.
Lieutenant-colonel ADOL (). 1942-1943. Lieutenant-colonel Aimée SUDRE (1890-1980) 1943-1945. Lieutenant-colonel Yvan LODIN de LEPINAY (1885-1985).
Inskriptions sur l’Étendard : La
Sickack, 1836 ; Isly, 1844 ; Solférino, 1859 ; Puebla, 1863 ; Maroc, 1907-1913 ; L’Ourcq, 1914 ; Thiérache, 1918 ; Mulhouse, 1944 ; Bade, 1945 ; A FN, 1954
-1962.
Décorations : Croix de guerre 1939-1945 avec une palme. Croix du Mérite militaire chérifien. Médaille d’or de la ville de Milan.
3ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le 3ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est créé
le 1ᵉʳ février 1833 à Bône en Algérie avec les 2ᵉ et 8ᵉ escadrons du 1er RCA.
Devise : « TANT QU'IL EN RESTERA UN.
Héraldique : insigne en métal argenté, ajouré, à l’intérieur portant la devise « Tant qu’il
en restera un » et une trompe de chasse ayant en son centre le chiffre ‘’3’’
Pendant la campagne de 1939-1940, le régiment est en Afrique. Le groupe
d’escadrons motorisé envoyé en mars 1939 avant les hostilités dans le sud tunisien (région de Médénine et de Gabès) rentre à Constantine le 2 juillet. En mai 1941, le 3ᵉ RCA est entièrement motorisé et, en raison d’un
changement de structure des régiments, se sépare du 3ᵉ groupe d’escadrons au
profit du 9ᵉ RCA nouvellement créé.
La campagne de Tunisie ; engagé contre les forces de l'Axe
depuis novembre, le 3ᵉ RCA opère dans le sud tunisien vers Gabès, Gafsa,
Fériana, Kasserine, Sidi-Bouzid, Ousseltia. Rentré dans sa garnison de
Constantine, il se déplace peu après en Oranie, à Bellevue, à proximité de Mostaganem, où, dès juin, il perçoit le matériel américain et devient régiment de
reconnaissance de la 1ʳᵉ division blindée.
La libération de la France et la campagne d'Allemagne ; le 5ᵉ escadron débarque en Provence le 15 août 1944 et participe à la prise de
Toulon. Le reste du régiment embarque à Oran les 2 et 3 septembre et débarque à
la Nartelle le 9 septembre.
Ses escadrons sont détachés dans des ‘’command-combat’’ de
la 1ère D.B. Remontant la vallée du Rhône, il est à Dijon le 13, à Lure le 19.
Il combat dans les Vosges, à Giromagny, Servance, Melizay, entre en Alsace et
participe à la prise de Mulhouse.
En février, le 3ᵉ RCA est à Carspach, puis assure la
surveillance du Rhin qu’il traverse le 25 avril, à la hauteur de Hirsingue. Sur
le territoire allemand, le régiment traverse Lörrach (25 avril), Radolfzell (27 avril). Le 8 mai, il l'est à Kandel et à Landau.
Après l’armistice, il occupe le Palatinat à Obermosschel
(juillet 1945) et détache un escadron de marche à Berlin.
Chefs de corps : 1942-1943.
Lieutenant-Colonel Louis Joseph de BAZELAIRE de BOUCHEPOM (1890-1954) 1943-1944. Lieutenant Pierre Jacques MANCEAUX-DEMIAU (1898-1979). 1944-1945.
Lieutenant-colonel Paul Marie FOUCHET (1900-1947). 1945. Lieutenant-colonel Jean
GUIBERT (1896-1985).
Inscriptions sur l’étendard :
Constantine, 1837 / Sébastopol, 1855 / Soldering, 1859 / Puebla, 1863 / Maroc,
1908 / Champagne, 1915 / Thiérache, 1918 / Sud-tunisien, 1942 / Danube, 1945 / A
FN, 1952-1962.
Décorations : Croix de guerre 1939-1945 avec une palme, Médaille d’or de la ville de Milan. Croix de l’Yser belge
4ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le 4ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est formé le 3 décembre 1839 par ordonnance
royale du 31 août 1839 avec les 6ᵉ escadrons des 2ᵉ et 3ᵉ RCA, et des détachements de
divers régiments de dragons et de lanciers. Jusqu’en 1841, il compte cinq
escadrons français et un escadron de spahis indigènes.
Devise : « MA VIE EST DANS L’ACTION. »
Héraldiques : écu émaillé bleu foncé
en pièce rapportée et en léger relief, un gantelet d’armure tenant une masse
d’arme ; en pointe, le chiffre ‘’4’’ jonquille encadré d’une bande rouge à
trois raies noires. En 1959, le 9ᵉ RCA change de dénomination dans l’ordre de
bataille et devient 4ᵉ RCA, mais il ne fut pas autorisé à reprendre son ancien
écusson. La raison officielle invoquée était que l’insigne du 4ᵉ R.C.A.
représentait la mosquée de Tunis et que la Tunisie nouvellement indépendante
était le berceau grandissant de l’ALN. C’est donc l’insigne du 9ᵉ RCA qui fut
repris, le numéro ‘’4’’ se substituant au ‘’9’’
Insigne émaillé et ajouré. À l’intérieur d’un croissant doré, représentation d’une mosquée en léger relief et argentée. Il s’agit de la grande mosquée de Tunis, la Djamma-ez-Zitouna (mosquée de l'Olivier), célèbre pour son grand minaret de 44 mètres. Tunis était la ville de garnison du régiment. Sur le côté, un petit écu émaillé rouge à trois bandes noires porte le chiffre « 4 ».
Pendant la campagne de 1939-1940, le régiment est en Tunisie
et rejoint la région de Médenine, de Tataouine, de Ben-Gardane, puis, en juillet 1940,
rentre à Tunis.
La campagne de Tunisie ; avec l’arrivée des troupes
allemandes en Tunisie, le 4ᵉ RCA reprend le combat. Il assure la défense de
Pont de Medjez-el-Bab les 19 et 20 novembre 1942 et participe aux combats du
djebel Mansour, d'El Aroussa le 18 décembre 1942 et de Siliana le 20 janvier 1943.
Les troupes allemandes ayant été rejetées à la mer, il rentre
en mai à Tunis et à Sousse avant d’être dirigé sur le Maroc pour s’y
réorganiser. Transformé en régiment de chars à Casablanca, il est affecté à la
3° Division Blindée.
Après la dissolution de cette grande unité, le 4ᵉ RCA s’installe à Meknès et devient, le 1ᵉʳ septembre, le centre d'instruction de l'arme blindée de l’armée B’’. Le CIAB : la 1ʳᵉ Armée quitte Meknès le 10 novembre 1944, embarque à Mers-el-Kébir
pour la France où il stationne à Besançon le 27 novembre 1944, puis à Saverne du
22 avril au 15 novembre 1945 avant d’être dissous.
Chefs de corps : 1941-1943.
Lieutenant-colonel Guy de COURTEULX de BEAUMONT. (1892-1961).
1943-1943. Lieutenant-colonel André Marie JOUSSEAUME de la BRETESCHE (1895-1985).
1943. Lieutenant-colonel Gaëtan Joseph de TRUCHIS de VARENNES (1894-1976). 1944.
Lieutenant-colonel Guy de VANDIERE de VITRAC
(1894-1986).
Inscriptions sur l’étendard : Miliana, 1842 ; Tagum, 1843 ; Isly, 1844 ;
Balaklava, 1854 ; Alsace, 1914 ; Uskub, 1918 ; Mitrovitza, 1918 ; Medjez-el-Bab, 1942 ; A FN, 1954-1962.
Décorations : Croix
de guerre 1914-1918 avec deux palmes. Croix de guerre 1939-1945 avec une palme. Ordre
serbe de Kar-Georges de 4ᵉ R avec glaive. Croix de guerre serbe avec citation à l'ordre de l’Armée. Fourragère. Croix de guerre 1914-1918.
5ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le 5ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est créé le 1ᵉʳ octobre par la loi du 25 juillet 1887. Il est formé de trois escadrons du 2ᵉ Hussard et par un escadron (le 6ᵉ) des 1ᵉʳ et 3ᵉ RCA. Jusqu’en octobre 1892, il stationne en Algérie à Alger (PC), Orléanville (deux escadrons) et Miliana (un escadron).
Devise ‘’ SAVOIR-VOULOIR ‘’
Héraldique :
insigne créé avant 1939 par Drago. Dans un fer à cheval, la place du
gouvernement d’Alger avec la grande mosquée (Djemaa Kébir) ; en fond de décor,
le cap Matifou qui ferme la baie d’Alger ; une chéchia rouge de la subdivision
d'armes à trois raies noires et son gland ; la pince de fer porte le chiffre
‘’5’’ ; le fer à cheval évoque le groupe d’escadrons montés, l’automitrailleuse
le groupe d'escadrons motorisés.
Insigne en métal argenté mat. À l’intérieur d’un chiffre « 5 », un lion brochant sur une silhouette de char, gravé d’un large trait. Le fond de l’insigne est généralement sablé. Le lion des armes de Chamborant, rappelle que le 5ᵉ RCA a été créé en 1887 avec trois escadrons du 2ᵉ Hussards (hussards de Chamborant).
De surcroît, en 1943, quand le 5ᵉ RCA a été incorporé dans la 1ʳᵉ division blindée avec laquelle il
allait participer à la libération, plusieurs de ses officiers, et en particulier
le colonel, venaient des 2ᵉ hussards et
avaient rejoint l’AFN à travers l’Espagne après l'occupation de la zone libre et
la dissolution de leur régiment.
Cet insigne a été conçu en 1944 par Jean BRUNE,
écrivain et peintre algérois qui fut aussi chef de char du commandant de MENDITTE.
Le 1ᵉʳ novembre 1940, le régiment est entièrement motorisé.
La garde d’honneur du général WEYGAND lui est rattachée.
1942. Un détachement de marche (1ᵉʳ et 3ᵉ escadrons) part pour la Tunisie avec la brigade légère mécanique, combat sur
l’axe Sbiba-Sbeitla et opère dans la région Pichon-Kairouan fin 1942.
En avril et mai 1943, il participe aux combats de Pont du
Fahs, de Bir-Halima dans le Djebel Zaghouan. Après le défilé de la victoire à
Tunis, rentre à Alger. Réorganisé, le 5ᵉ RCA devient l’un des
régiments de chars de la 1ʳᵉ DB ; à partir d’octobre 1943, le régiment perçoit le
matériel américain et part s’entraîner dans l'Oranais du 26 octobre 1943 au 20
mai 1944, avant de s’installer en zone d’attente (Aréa) à Aussi-Ben-Okba.
Embarqué à Mers-el-Kébir et Oran à partir du 8 août, il
débarque dans la baie de Sainte-Maxime entre le 16 et le 18 août. Affecté au ‘’
command-combat nᵒ 2 » de la 1ʳᵉ DB. Le régiment participe à la libération de
Toulon le 24 août 1944, puis remonte la vallée du Rhône et de la Saône, libère
Givry le 5 septembre, combat dans les Vosges, à la chapelle Ronchamp, le 29
septembre.
Il entre en Alsace le 18 novembre et mène de durs combats
dans les cités ouvrières à l'ouest de Mulhouse en janvier 1945. Le 5ᵉ RCA franchit le Rhin à Mannheim le 6 avril, traverse Baden-Baden (12 avril),
Tuttlingen (21 avril), le Danube, Ulm, Biberach (13 avril), Kempten (29 avril).
Après l'armistice, il va s’installer à Spire et dans sa
région en occupation. Il stationne ensuite dans la région de Mayence et de
Kreuznach du 14 juillet au 8 octobre 1945.
Chefs de corps : 1943-1944.
Lieutenant-colonel Jean DESAZARS de MONTGAILHARD (1897-1944), colonel André KIENTZ (1896-1962)
et lieutenant-colonel
Guy GROUT de BEAUFORT (1904-1981). 1945. Lieutenant-colonel Louis DODELIER (1904-1991).
Inscriptions sur l’étendard : Maroc,
1908 ; La Marne, 1914 ; Levant, 1920-21 ; Djebel-Zaghouan, 1943 ; Toulon, 1944 ; Danube, 1945 ; A FN, 1954-1962.
Décorations : Croix
de guerre 1914-1918 avec une étoile vermeil. Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes, fourragère Croix de guerre 1914-1918.
6ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE.
Le 6ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est créé le 1er octobre par la loi du 25 juillet 1887. En Algérie, à Mascara. Il est formé de trois escadrons du 4ᵉ hussard et d'un escadron des 6ᵉ, 2ᵉ et 4° RCA.
Devise : « TOUJOURS RENAÎT »
Héraldique : le
premier insigne réalisé en 1941 s’inspire de celui du 8ᵉ groupe d’automitrailleuse dont une partie du personnel est issue. Une gazelle
bondissante rivalise de vitesse avec une automitrailleuse violette (couleur
distinctive des troupes du Levant) à l’intérieur d’un croissant bleu.
En 1944, le régiment adopte un nouvel insigne. Insigne en métal argenté peint ou émaillé, écu argenté ; en pointe. Le chiffre « 6 » argenté se détachant sur fond rouge sur lequel se détachent trois bandes noires de la chéchia des chasseurs d’Afrique ; au centre s’élevant d’un brasier à 5 ou 7 flammes (suivant les modèles) un phénix noir.
Le choix de ce motif central illustre la devise
du régiment, "toujours renaît", et fait allusion aux dissolutions et
reconstitutions successives du régiment, chaque fois que la guerre l’exigeait.
En décembre 1942, après la campagne au Liban (Beyrouth),
il rejoint Maison-Carrée en Algérie, puis il est dirigé sur le Maroc.
En octobre 1943, il perçoit le matériel américain et
devient l’un des régiments de la 5ᵉ division blindée, puis se
dédouble pour former le 6ᵉ régiment de cuirassiers. Après une
période de formation, le régiment passe en Algérie et rejoint la zone d’attente
d’Assi-Ben-Okba.
Embarqué à partir du 13 septembre, il débarque le 23
septembre à Saint-Tropez. Affecté au ‘’combat-command nᵒ 6 de la 5ᵉ D.B, il fait mouvement sur la Haute-Saône, combat à Gray et à Vesoul, puis débouche dans la trouée de Belfort.
Le 17 novembre, il libère la ville et se porte sur la
Haute-Alsace où il combat à Dannemarie, Aspach, Thann. Du 25 janvier au 5
février 1945, il participe à la réduction de la poche de Colmar, nettoie la
forêt d’Haguenau en mars 1945 puis franchit la Lauter, traverse la ligne
Siegfried et la forêt de Bienrwakl.
Opérant sur la rive droite du Rhin en pays de Bade, à
travers la Forêt noire et le Wurtemberg, le 6ᵉ RCA s’empare de Stuttgart le 21
avril, traverse le Neckar, le Danube, s’empare de Tuttlingen le 26 avril 1945
et arrive sur les bords du lac de Constance.
Chefs de corps : 1942-1943. Chef
d’escadrons Edouard RENAUDEAU D’ARC (1899-1967) – Colonel
CHARUIT 1ᵉʳ février 1944 (1891-19XX) – 1943-1945. Lieutenant-colonel
Edouard RENAUDEAU D’ARC (1899-1967).
Inscriptions sur l’étendard :
Casablanca, 1908 / Bou-Denib, 1908 / L’Yser, 1914 / Mézières, 1918 / Belfort,
1944 / Stuttgart, 1945 / A FN, 1956 -1962.
Décorations : Croix
de guerre 1939-1945 avec palme.
7ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le
régiment de marche du colonel de SAZILLY, formé le 23 octobre 1914 et rattaché à
la 1ʳᵉ division de cavalerie, devient le 3ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique (avril 1915) à
Compiègne. Il compte trois escadrons et combat sur le front de France avec la 37ᵉ DI. Devenu 7ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique le
2 août 1915, il forme brigade avec le 2ᵉ RSA. Il participe aux combats menés sur l’Oise,
à Offremont et dans les Vosges. Alors qu’il faisait partie de la 1ʳᵉ brigade de
chasseurs d’Afrique, le régiment est dissous le 5 janvier 1916 et ses escadrons
versés aux deux autres régiments de la brigade, les 2ᵉ et 5ᵉ RCA.
Devise : « PAR NOUS LA FRANCE
RENAÎTRA »
Héraldiques : 1ᵉʳ insigne. Réalisé artisanalement en Syrie en 1941, l’insigne présente une tête
de bédouin coiffée du keffieh dans un cor de chasse ; la tête du bédouin est
empruntée à l’insigne du 8ᵉ escadron d'AMC, ayant servi à former le nouveau
régiment.
1954. 3° insigne. Insigne argenté et émaillé. Écu de type suisse, tranché bleu clair et jonquille. Au centre, deux sabres entrecroisés, en pointe le chiffre ‘’7’’, brochant sur les deux sabres, en pièce rapportée et en relief, un heaume empanaché.
Du 8 juin au 22 juin 1941, le 7ᵉ régiment de chasseurs
d’Afrique, prend part aux opérations
contre les forces anglo-gaullistes : raid sur Kuneitra le 16 juin, bataille de
Damas-Mezzé le 20 juin. Rapatrié en France, le 7ᵉ RCA s’installe au camp de
Gers près de Tarbes, où il est dissous et forme le 2ᵉ escadron du 6ᵉ RCA.
Le groupe autonome de chasseurs de chars formé à partir de février 1943 avec des éléments de la jeunesse d’Afrique du Nord de la classe 1943 devient le 1er régiment de Chasseurs de chars le 1er mars 1943.
Stationné
à Ben-Chicao, près de Médéa, il est rebaptisé 7ᵉ régiment de Chasseurs d’Afrique le 1er avril
1943.
Dès sa perception du matériel américain, il se déplace dans
le sud oranais à Mercier-Lacombe, où il parfait son entraînement. D’abord
incorporé à la 1re D.B, il devient unité de réserve générale et sera adapté à
la 3ᵉ division d'infanterie algérienne pendant presque toutes les opérations de 1944-1945.
Embarqué à Arzew à partir du 27 décembre 1943, il débarque
à Naples et Brindisi le 1ᵉʳ janvier 1944. Il combat sur le sol italien au
sein du corps expéditionnaire français et s’illustre au Belvédère, dans la
plaine de San-Elia à Cassino.
En mai 1944, à la bataille du Garigliano, il participe à cette importante victoire qui ouvre au C.E.F., et aux alliés, la route de Rome et de Sienne. Castelfore, Esperia, Pico, Radicof sont autant de victoires au crédit du 7ᵉ RCA.
Regroupé à Tarente le 22 juillet, affecté à l'Armée B
du général de Lattre de Tassigny, il embarque le 10 août 1944 pour la France.
Le 17 août 1944,
l’EHR, les 2ᵉ et 4ᵉ escadrons débarquent à Saint-Tropez, le 1er escadron à Cavalaire le 21 août, le 3ᵉ escadron à Marseille le
20 septembre. Il est immédiatement engagé et participe à la libération de la
Provence.
Par les Alpes, libère Bourg-Saint-Maurice le 2 septembre,
traverse le Jura, les Vosges, et entre en Alsace. En janvier 1945, il assure la
défense de Strasbourg puis combat à Kilstett et Oberhoffen le 15 mars.
Le 30 mars, après la rupture de la ligne Siegfried, le 7ᵉ RCA entre en Allemagne, s’empare de Spire,
traverse le Wurtemberg, combat à Rastatt et Stuttgart le 21 avril. Il participe
ensuite à l’occupation de l’Allemagne de mai 1945 à décembre 1947
Chefs de corps :
1941. Lieutenant-colonel Guy de COURTEULX de BEAUMONT. (1892-1961). 1942-1945.
Lieutenant-colonel Alphonse VAN HECKE (1890-1981). 1945. Lieutenant-colonel Guy
de VANDIERE de VITRAC (1894-1986).
Inscriptions sur l’étendard :
Garigliano, 1944 ; Toulon, 1944 ; Wurtemberg (les inscriptions ont été reportées
sur l’étendard du 7ᵉ régiment de Chasseurs).
Décorations : Croix de guerre
1939-1945 avec trois palmes. Fourragère Croix de Guerre 1939-1945.
8ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D'AFRIQUE.
En février 1915 se forme en Algérie, à Oran et à Philippeville, un régiment
de marche de chasseurs d’Afrique avec des escadrons prélevés sur les dépôts des
3°, 4°, 5° et 6° RCA. Créé
officiellement le 25 février, le RCMA embarque pour le front d’Orient le 15
mars 1915.
Héraldique. Tête
de rhinocéros évoquant le Soudan, premier lieu de stationnement, sur une ancre
coloniale pour les renforts coloniaux reçus par le régiment, à l’intérieur d’un
étrier rappelant la cavalerie et la première existence du 8ᵉ RMCA de 1915 à 1917. Le premier insigne
réalisé en 1941 représente le rhinocéros d’Asie à une seule corne, une deuxième
corne sera ajoutée après-guerre.
Le modèle de 1947 réalisé par Drago présente l’ancre inclinée, le rhinocéros porte une deuxième corne. L’insigne (ci-contre) à ancre inclinée ayant déplu aux anciens de 1954. Drago réalisait un nouvel insigne reprenant le premier modèle, mais conservant la deuxième corne raccourcie.
Le 30 janvier 1943, le 8ᵉ RCA est dirigé sur le camp de
Tiaroye au Sénégal, puis embarque à Dakar le 24 février et débarque à Oran le
24 mars 1943 après une courte escale au Maroc.
Arrivé en Algérie, il stationne à Lourmel dans l'Oranais,
perçoit le matériel américain et se transforme en régiment de chars. Affecté
provisoirement à la 3ᵉDB. Il est affecté au Corps expéditionnaire français et
embarque le 18 décembre 1943 pour l'Italie.
Le 8ᵉ R.C.A. débarque à Naples les 25 et 26 décembre
1943. Opérant dans les Abruzzes avec la 2ᵉ division d'infanterie marocaine, il
participe aux attaques contre la ligne Gustav tenue par les troupes
allemandes, à celle de rupture de la position du Garigliano et prend une part
glorieuse à la conquête de Maroni et San-Giorgio, puis traverse Rome, Sienne et
la Toscane.
Regroupé à Tarente le 22 juillet, affecté à l'armée B
du général de Lattre de Tassigny, il embarque début août 1944 pour la France ;
à peine débarqué à Saint-Tropez le 10 août, le 8° R.C.A, participe
à l’attaque du fort de Sainte-Marguerite à Toulon. Continuant sur sa lancée, il
libère successivement. Arles, Montpellier, puis remontant la vallée du Rhône et
de la Saône, entre à Ronchamp et à Belfort, combat dans les Vosges et en Alsace à
Masevaux et à Thann.
Remis à la disposition de la D.M.I le 20 septembre 1944, il
participe en janvier 1945 à la défense de Strasbourg et à la bataille de
Colmar.
Le 2 avril, il traverse le Rhin et entre en Allemagne. Le
8ᵉ RCA s’empare successivement de Pforzheim, de Freudenstadt, de Stuttgart, de Tübingen, de Sigmaringen, de Wengen et arrive en Autriche, à Bregenz, début mai.
Au
lendemain de la victoire, c'est l’occupation de l'Allemagne, et le régiment
s’installe à Mülheim et à Constance.
Chefs de corps. 1941-1943. Lieutenant-colonel Raoul Marie PANSARD (1893-1971) 1943-1945. Colonel Robert SIMON (1900-1963).
Inscriptions sur l'étendard. Garigliano, 1944 / Hyères, 1944 / Vosges, 1944.
Décorations : Croix de guerre 1914-1918 avec étoile d’argent. Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes. Fourragère.
9ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le 9ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est créé le 1er juillet 1941 à Mascara par la réunion des 5ᵉ et 6ᵉ escadrons des 3ᵉ et 5ᵉ régiments de chasseurs d’Afrique. Doté de véhicules tout terrain, il ne dispose d’aucun blindé et est subordonné à la 2ᵉ brigade de cavalerie d’Afrique (division territoriale d'Oran). Il reçoit, le 23 septembre 1942, la garde de l’étendard du 9ᵉ régiment de chasseurs à cheval.
Les 9 et 10 novembre 1942, il fait preuve de sa capacité opérationnelle en contenant à Saint-Lucien les troupes anglo-américaines qui avaient débarqué dans la région d’Oran.
Devise : « TANT QUE DESTROYE ‘’
Héraldique : l'insigne dessiné en octobre 1944 présente un dextrochère (bras droit cuirassé) armé d’une masse d'armes sur fond émaillé bleu roi avec la devise du régiment "Tant que Destroye" en lettres gothiques, qui évoque le matériel (Tank Destroyer) dont était doté le régiment.
Parodiant l’héraldisme solennel de certaines unités voisines, son auteur voulait évoquer le geste provocant (un bras d’honneur) souvent employé par le Français d’Afrique du Nord qui constituait alors la majorité des effectifs du régiment.
En 1946. Par suite du manque d’émail, le fond de l’insigne devient argenté et gravé de traits horizontaux (convention héraldique pour représenter la couleur azur). Modèle réalisé par Drago. Homologué H 160.
En 1956, le dessin de l’insigne est légèrement modifié : le dextrochère est remplacé par un gantelet tenant une masse d'armes. Le chiffre « 9 » est encadré d’une bande rouge à trois raies noires évoquant la chéchia des chasseurs d’Afrique.
Le régiment devenu 4ᵉ RCA en avril 1959 a conservé cet insigne en changeant le chiffre. Reconstitué en 1959, le 9ᵉ RCA a repris cet insigne avec naturellement le chiffre ‘’ 9 ‘’
Les éléments du régiment participent à la campagne de Tunisie en deux phases :
La première : le 17 novembre 1942, un groupe d’escadrons (le 1ᵉʳ et le 3ᵉ de marche) est mis sur pied. Un groupe d’escadrons participe à la campagne de Tunisie au sein de la brigade légère mécanique du colonel du Vigier. Ce détachement aux ordres du lieutenant-colonel MAZOYER prend part aux batailles de Pichon, de Kef-el-Ahmar et de Fondouk-el-Orbi.
À la suite d’une réorganisation des troupes en Tunisie, le groupement MAZOYER est libéré. Il quitte le front tunisien, embarque à Ouenza le 7 mars 1943 et rentre à Mascara.
La seconde : le 20 février 1943, un peloton autocanon du 4ᵉ escadron rejoint à son tour la Tunisie. Mis à la disposition du groupement de la GARRENIE, il opère dans la région de Gafsa dès le 17 mars 1943. Il rejoint ensuite le groupement blindé français du général COUTIE de CAUMONT et s’illustre à Allaoui, Pont-du-Fhas et Zaghouan. Ce peloton sera de retour à Mascara le 23 mai 1943 après avoir participé au défilé de la victoire à Tunis le 17 mai 1943.
En juin 1943, rééquipé avec du matériel américain, le 9ᵉ R.C.A. est l’un des régiments de « tanks destroyers » de la 1ʳᵉ division blindée de l'armée B du général de LATTRE de TASSIGNY.
Débarquement de Provence. Le 16 août 1944, le 2ᵉ escadron est à la Nartelle avec la CC1 du général SUDRE. Le 3ᵉ escadron à Beaulieu avec le CC2 du colonel KEINTZ. Ils se distinguent à Aubagne, participent à l’investissement de Marseille et à la libération de Villefranche-sur-Saône.
Durant les combats en Bourgogne, le 3ᵉ escadron du capitaine GIRAUD s’empare d’un train blindé à Saint-Bérain et fait 300 prisonniers. En octobre, toutes les unités sont engagées dans les Vosges, puis participent à la percée sur l’Alsace. Ils atteignent le Rhin, prennent au passage Altkirch et Mulhouse, et, après de durs combats dans la forêt de la Hard, Heimsbrunn, le pont d'Aspach et enfin Colmar, dernière étape de cette campagne de France.
Pour ces actions déterminantes durant la campagne, l’étendard reçoit l’inscription ‘’ France 1944-1945 ‘’.
En avril 1945 débute la campagne d’Allemagne avec la 1ᵉʳᵉ DB, dont la mission est de couper la retraite des forces allemandes de la Forêt-Noire en progressant vers la Suisse. Le 5 avril, le 3ᵉ escadron franchit la frontière allemande à Bergzabern, puis le Rhin à Mannheim.
Le Rhin est franchi à Wissembourg le 19 avril par le 4ᵉ escadron, le 18 avril à Roppenheim par le 2ᵉ escadron et le 19 avril à Beinheim par l’EM, l’EHR et le 1ᵉʳ escadron. Les escadrons franchissent le Neckar, le Danube, combattent à Füssen, à Tübingen.
Le 22 avril, le 2ᵉ escadron entre dans Ulm alors que d’autres unités repoussent à Stockart une violente attaque allemande. Cette bataille donne au régiment le droit d’inscrire sur la soie de l’étendard ‘’Stockart 1945’’.
Le 30 avril 1945, le régiment arrive le premier sur l'Iller à la frontière autrichienne. La guerre est finie, le 9ᵉ RCA se regroupe dans le Palatinat puis va prendre garnison en octobre 1945 dans le Berry.
Chefs de corps : 1943. Colonel Guy SCHLESSER (1896-1970). Colonel Richard BOUTAUD De LAVILLEON (1894-1952) et Colonel Louis Étienne MAZOYER. (1893-1965). 1944 : colonel Gérard De THOMAS De LABARTHE (1901-1981).1945.Colonel Jean Henri RETHORÉ (1899-1972).
Inscriptions sur l’étendard : France, 1944 / Stockach, 1944 / AFN, 1944-1962.
Le régiment a eu deux étendards. Le premier était celui du 9ᵉ régiment de chasseurs à cheval qui fut confié au 9ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique le 13 septembre 1943 à Mascara. Le 6 mai 1949, cet étendard fut réparé et transformé en 9ᵉ RCA et remis au régiment à Batna le 31 octobre 1949.
Décorations : Croix de guerre 1914-1918 avec une étoile argent. Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes, fourragère.
10ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le 10ᵉ groupe autonome de chasseurs d’Afrique (ou GACA) a été créé le 16 juin 1941 au Maroc, à Rabat, à partir du 1ᵉʳ groupe d’escadrons du 3ᵉ régiment de Spahis Marocains.
Héraldique. Malgré la brièveté de son existence, le 10ᵉ GACA eut deux insignes semblables, écu tranché bleu ciel et jonquille portant une étoile et le nombre 10 surmonté de trois chevrons d’argent au-dessus d’un véhicule tout terrain, mais différenciés par le cavalier.
Sur le premier modèle, un spahi, burnous au vent, armé d’un mousqueton, rappelle que le groupe d’escadrons fut constitué en partie par des personnels du 3ᵉ régiment de Spahis Marocains.
Sur le second, Jeanne d’Arc dressée sur son destrier brandit sa bannière. Les deux modèles ont été réalisés par Drago. Le 10ᵉ groupe autonome de chasseurs d’Afrique a été dissous en 1943.
Chef de corps : 1941-1943. Chef d’escadrons Edouard RENAUDEAU D’ARC (1899-1967).
11ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Créé le 16 juin 1941 au Maroc, à Marrakech, à partir du 3ᵉ groupe d’escadrons monté du 4ᵉ régiment de spahis marocains, le groupe autonome porté de chasseurs d’Afrique est rattaché administrativement à ce régiment, mais porte l’écusson des chasseurs d’Afrique avec le numéro 11.
Devise ‘’ QUAND MÊME ‘’
Héraldique. Le 1er modèle date de 1941, il est en aluminium découpé et peint. Dans un cor de chasse portant le nombre « 11 » sur le pavillon, le naja dressé prêt à mordre représente les armes de Marrakech, garnison du 11ᵉ CAPCA ; l’étoile chérifienne rappelle que l’unité a été formée à partir du 4ᵉ RSM.
Le second insigne représenté ci-contre est le troisième modèle. Ecu émaillé noir, à large bordure dorée ; le naja dressé vers la gauche, doré ; en pointe, étoile chérifienne verte, portant en son centre le nombre ‘’11’’, en chef devise gravée ‘’ QUAND MÊME ‘’Après le débarquement allié au Maroc en novembre 1942, il devient 11° Groupe Autonome de Chasseurs de Chars à deux escadrons et est toujours stationné à Marrakech.
Transformé le 1er février 1943 en 11ᵉ régiment de chasseurs de chars, il prend ensuite son appellation définitive de 11ᵒ régiment de chasseurs d’Afrique et entre en compte dans l’organigramme de la 5ᵉ division blindée comme régiment de chasseurs de chars.
En août 1943, le 11ᵉ RCA passe en Algérie et parfait son entraînement dans l'Oranais à Bedeau (18 août), à Tenira (25 août), à Sainte-Barbe du Télat (11 décembre), à Trois Marabouts (9 juin), puis va s’installer en zone d’attente à Assi-Ben-Okba le 15 septembre 1944.
Embarqué à Oran le 26 septembre 1944 pour la France, il débarque à Marseille le 1er octobre. Remontant la vallée du Rhône et de la Saône, il est engagé en Haute-Saône à Héricourt, Montbéliard, Belfort puis en Haute Alsace à Dannemarie, Thann, Kaysersberg et Orbey.
Après la réduction de la poche de Colmar (janvier-février 1945), il se regroupe au sud-ouest de Strasbourg. La campagne d'Allemagne : le 24 mars, après la rupture de la ligne Siegfried, le 11°RCA entre en Allemagne, s’empare de Pforzheim le 8 avril et de Stuttgart le 21 avril pour arriver sur les bords du lac de Constance.
Entré en Autriche le 29 avril, il est à Hagau le 8 mai, jour de l'armistice.
Chefs de corps. 1941-1942. Chef d’escadrons Félix Jean-Marcel EDON (1904-1951). 1943-1944. Lieutenant-colonel DUVERNOY (XXXX-XXXX) et lieutenant-colonel François LEMOYNE (1891-1983). 1945. Lieutenant-colonel Félix Jean-Marcel EDON (1904-1951).
Inscriptions sur l’étendard : Haute Alsace, 1944 / Stuttgart, 1945.
Décoration : Croix de guerre 1939–45 avec palme.
12ᵉ RÉGIMENT DE CHASSEURS D’AFRIQUE.
Le groupe d’escadrons char-motos d’A.O.F. formé à partir du 22 février 1941 au Maroc, à Casablanca, devient le groupe d’escadrons autonome du 1ᵉʳ R.C.A le 16 mars.
Il se compose alors d’un peloton de side-cars venant du 5ᵉ RCA en place au Sénégal depuis novembre 1940 et de deux escadrons de chars Saumua S 350.
Embarqué le 1ᵉʳ septembre 1941 à Casablanca, il débarque à Dakar le 16 et s’installe à Thiès, à 80 kilomètres de la capitale, au camp dit « de la Tropicale ‘’.
Le 1ᵉʳ septembre, il prend la dénomination de 12ᵉ groupement autonome de chasseurs d’Afrique.
Devise : « AUDACE N’EST PAS DE RAISON.
Héraldiques : insigne en métal argenté et ajouré. Une roue dentée entourant une carte d’Afrique ; en léger relief, un cheval stylisé dressé ; sur la roue, inscription gravée ‘’UBIQUE PRIMUS’’ et ‘’A.O.F, sur la carte, l’inscription ‘’DAKAR’’.
Le deuxième modèle est représenté ci-contre : il est analogue au précédent, mais l’inscription « Dakar » est remplacée par « SENEGAL » et la devise « Ubique primus » par « AUDACE N’EST PAS DE RAISON ».
Après le débarquement des alliés en A.F.N., le 12ᵉ GACA embarque à Dakar le 13 janvier 1943 et débarque à Alger le 8 février, après une escale de deux semaines à Casablanca. Le 2ᵉ escadron, après quelques jours passés à Boufarik, est dirigé le 14 février 1943 sur le front de Tunisie dans la région de Metlaoui.
Gafsa, le 17 mars. Après trois semaines de combats dans ce secteur, par Tébessa en Algérie, il remonte sur le front nord et on le retrouve au combat au Kef, à Siliana, au Pont du Fahs et à Zaghouan. Les troupes de l’Axe, défaites.
Il quitte la Tunisie le 29 mai et rejoint son corps, devenu régiment, à Rio-Salado en Algérie.
Après une réorganisation, le 12° GACA est devenu le 12° régiment de chasseurs d’Afrique le 15 février 1943. Régiment de chars M4-A4 et M5-A3, il est provisoirement rattaché à la 3ᵉ division blindée.
Dédoublé le 1ᵉʳ septembre 1943, il forme le 1ᵉʳ RCA bis qui deviendra le 12ᵉ Cuirassiers le 16 septembre à Hamman-Bou-Hadjar. Les deux régiments entrent dans la composition de la 2ᵉ division blindée qui se forme au Maroc.
Stationné à Sidi-Yahia (forêt de Temara), le 12ᵉ RCA embarque le 10 avril 1944 et débarque à Swansea en Grande-Bretagne le 22. Le 31 juillet 1944, il quitte Weymouth et débarque en Normandie le 1ᵉʳ aout 1944.
Sitôt débarqué, il est engagé à Alençon, Rambouillet et marche sur Paris, qu’il libère le 25 août 1944. Puis c’est la marche sur la Lorraine, la bataille à Dompaire, à Damas (13 et 15 septembre), à Baccarat, la traversée des Vosges par Saverne, et la participation à la libération de Strasbourg le 23 novembre 1944, de Lingolsheim, de Schiltigheim et de Sélestat.
Le 3 mars, il est dirigé sur Châteauroux pour être mis à disposition du détachement de l’Armée d'Atlantique. Le régiment est sous les ordres du chef d'escadron GRIBUS. Il est rattaché à la division Gironde du groupement Est.
Le 12ᵉ RCA s’illustre le 16 avril lors de l’exploitation de la percée de la bretelle Jaffre-Fontbedeau. Le 17 avril, Tournegaud ; le 18, Forêt de la Coubre. Après la reddition de la poche de Royan le 18 avril, il est de retour en Alsace le 30 avril 1945.
Pénétrant en Allemagne le 1ᵉʳ mai, il atteint Augsburg et Unterschoendorf le 5 mai 1945.
Chefs de corps : 1941-1943. Lieutenant-colonel Paul GIROD de LANGLADE (1894-1980). 1944. Lieutenant-colonel Jules MINJONNET (1895-1988). 1945 (intérim) : chef d’escadron André GRIBUS (1907-1983).
Inscriptions sur l’étendard : Paris, 1944 / Strasbourg, 1945.
Décoration : Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes.
























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire