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20241219

1944.11.25 DIDENHEIM - HOCHSTATT

 




Le char ANJOU à DIDENHEIM

Sources photographie : Les amis du pays du floréal


Actualisation décembre 2025.

Depuis la veille, le C. C. 3 a engagé trois groupements  pour couper une retraite allemande vers la nord, De LEPINAY (2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique) - De LABARTHE (9ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique) et GENTIEN (3ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique).

Le premier sur DIDENHEIM, HOCHSTATT et GALFINGUE, le second. sur HEIMSBRUNN et MORSCHWILLER. et le troisième au nord de MORSCHWILLER et au sud de REININGUE

NOTE : GENTIEN Jacques (1904-1992) – Général de brigade -. Thomas de LABARTHE ( 1901-1981) - Général de Division.

Le groupement De LEPINAY est constitué des escadrons De NAUROIS et VIÉ Le 3ᵉ escadron y paiera cher sa contribution. Il y vivra des heures émouvantes et angoissantes… Il y trouvera surtout, et encore, une occasion de se grandir et d'être fier.

Sources : ouvrage 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique au combat 1941-1945. Page 30

DIDENHEIM. Le 3ᵉ escadron est précédé du peloton de chars légers (er escadron) du lieutenant de SAINT-TRIVIER, d'une compagnie du 2ᵉ Zouaves (capitaine FAUGERE) et d'une section du Génie.

NOTE : Après avoir rencontré des difficultés pour prendre le village le 21 novembre, le groupement De LEPINAY est de retour à DIDENHEIM.  Les Allemands y laisseront une quarantaine de cadavres sur le terrain et une trentaine de prisonniers.

Le détachement débouche sur le village en contrebas, quelques maisons et vergers entourent une petite chapelle et un cimetière. Tous des objectifs suspects

Un bref ordre, à la radio fixe : à chacun sa zone de destruction, les chars Tonkin (chef de char CHEVALLIER), le Maroc, l'Île-de-France, l'Anjou et le Béarn… s'en donnent à cœur joie. Bravo, CHEVALLIER.

Celui-ci s'est spécialisé dans les tirs d'embrasure, et, pour être plus sûr du résultat, tire à un maximum de 15 mètres.

NOTE : Le char Alsace est dénommé (par ses camarades de combat) dans le J.M.O. du régiment Tonkin (région d'origine de l’aspirant CHEVALLIER) ).

À la Chapelle, le détachement aperçoit quelques habits verts qui tentent de s’y réfugier, une situation qui oblige ce dernier à asséner des tirs à bout portant, des tirs dans sa direction.
Les mitrailleuses rougissent, pendant ce temps, les fantassins dévalent à droite et à gauche et nettoient les couverts. Les premiers bras levés commencent à apparaître. Ils semblent dégoûtés et fatigués. Cependant, l’élan des fantassins est arrêté par la présence de mines qui interdisent l'entrée du village. 

Le génie intervient, et durant les tirs continus pour le soutenir, un tir ennemi se déclenche ; ce sont des "Minen" il ne tardera pas à s'arrêter. Le peloton GODARD qui soutient efficacement le détachement sur la gauche, a repéré les servants et les met hors de combat par un feu bien ajusté.

Les sapeurs mettent plus de trois heures pour déterrer une cinquantaine de mines anti-char, plus ou moins piégées, et livrent, ainsi, l'entrée du village.
 
Tout le monde s'y précipite, les chars gardent les issues. Le nettoyage est rapide et efficace. À ce moment parait le commandant DEWATRE. Au milieu du bruit des moteurs, ses maxillaires s'agitent rapidement pour faire comprendre au détachement qu’il faut rapidement repartir.

Sources – Synthèse : Ouvrage 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique au combat 1941-1945. Page 31.

HOCHSTATT. Le détachement et deux sections de Zouaves (compagnie CAMINADE) se portent à la sortie de la ville à la hauteur d'un calvaire (rue du Larron – Aujourd'hui rue des Écoles). Après les accrochages, ils capturent une vingtaine de prisonniers.

Dans les combats pour libérer le village, quatre hommes de la compagnie de zouaves perdent la vie.

Il est 17 heures, le jour commence à tomber. Tout, progressivement, s'estompe dans un agréable imbroglio d'ombres et de lumières.

La marche continue un peu plus lentement, car le détachement aborde une forêt à la mine peu engageante, et le souvenir des VOSGES n'est pas si lointain. Tout le monde observe et scrute ardemment les buissons, les bas-côtés, les arbres, les bouts de route, d'où peut partir, à tout moment, le coup fatal.

Mais tout se passe bien, débouchant sur de la verdure. Il fait presque nuit, et devant le dernier objectif de la journée, le petit village de GALFINGUE a l'aspect calme et endormi.

Sources – Synthèse : Ouvrage 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique au combat 1941-1945. Pages 30-31

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