7 juillet 1919 – MÉRY-sur-CHER (18)28 février 2008 – FRÉJUS (83).
Fils de : Recherches infructueuses (commune de MÉRY-sur-CHER)
1941. Rapatrié de Syrie, après les différends avec l'Angleterre qui avait attaqué les forces françaises (8 juin 1941), il est affecté contre son gré au bureau liquidateur des Troupes du Levant à Marseille.
Septembre 1942. Désirant rejoindre rapidement l’Algérie, il s'engage à Oran au titre du 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique.
Il se présente au colonel SUDRE (commandant à cette date le régiment) : " Vous avez préparé Saumur, vous êtes bien noté, je vous affecte au 4ᵉ escadron, c’est une unité portée qui stationne depuis peu à Aïn-Temouchent. Vous avez demandé une affectation dans un escadron de chars ou d’AM… il n’y a plus de place. « Rejoignez votre unité le plus rapidement possible. »
8 novembre 1942. Désigné pour prendre le service de sous-officier de semaine, il est informé du débarquement américain. Sous les ordres du lieutenant FLORENCHIE, il est missionné pour défendre avec son peloton la sortie est de la ville d'Ain-Temouchent (entre Hammam Bou Hadjar et Ain El Arba).
21 novembre 1942. Affecté à l'escadron du capitaine VIE. Il prend la route de la Tunisie avec un détachement du régiment commandé par le lieutenant-colonel De LEPINAY.
29 décembre 1942. Il quitte la Tunisie pour rejoindre l'École d'aspirants de Cherchell (Algérie)
9 septembre 1944. Il prend part comme chef de peloton au 1ᵉʳ escadron au débarquement de Provence, il remonte la vallée du Rhône et se distingue durant la campagne d'Alsace avec son peloton.
Char Bélier. Équipage : Robert PENICHOT (chef de char), Louis POISSON (tireur). Christophe ERADES (Pilote). René MEYERE (Aide pilote).
Photographie : Chars français. Gauche à droite :
Chef de char Robert PENICHOT, tireur Henri IMBERT, conducteur gauche René MEYERE , conducteur mitrailleur droit Christophe ERADES.
Sources : Bernard ERADES.
NOTE. Son émotion lors du
débarquement le 9 septembre 1944 à La Nartelle (Var) – Extrait bulletin de l’Amicale
des vétérans du 2 RCA. Septembre-octobre 2005.
"J’ai été témoin d’un spectacle émouvant.
L’effectif de notre régiment était composé d’environ 50% de métropolitains
séjournant en Algérie ou l’ayant rejoint en franchissant l’Espagne et de 50 % de
Français nés en Algérie, que nous appelions familièrement « pieds noirs ».
Certains de ceux-ci n’étaient jamais venus en France et ne
la connaissaient pas, mais leur amour pour elle était bien ancré.
À mon grand étonnement ! j’ai pu voir certains d’entre
eux, leur véhicule étant arrivé à terre, en sauter, se mettre à genoux et
embrasser le sol de France.
Ce souvenir émouvant ne m’a jamais quitté et il me trouble
encore chaque fois que je me le remémore.
2 décembre 1944. Quitte le 1ᵉʳ escadron – mutation de nouveau à l'école de Cherchell (Algérie). Il est remplacé comme chef de char du Bélier par le maréchal des logis MAUPILLIER Joseph (mort au combat le 26 avril 1945 à URERACHEM. Allemagne).
1949-1959. Il est de nouveau affecté en Algérie et au 2ᵉ régiment de chasseurs d'Afrique. Officier de transmission, puis capitaine commandant les 1ᵉʳ et 2ᵉ escadrons.
Quatre citations (une à l'ordre de l'armée, deux de la division et une de la brigade).
Officier de la Légion d'honneur (ancien élève de cavalerie de Saumur et de l'école de Cherchell). Croix de guerre 1939-1945, médailles militaire et du Combattant.
Recherches infructueuses sur ces autres décorations et sur ses citations.
1963-997. PENICHOT Robert quitte l'armée en 1963 et se retire au Congo. À son retour en France, il s'installe dans l'Ain et plus tard dans le Var.
En 1984, avec plusieurs compagnons du régiment, il fonde l'amicale de vétérans du 2ᵉ régiment de chasseurs d'Afrique. Il assurera jusqu'à son décès la présidence.
NOTE : Sources Bulletins de l'amicale des vétérans de juillet 1991 et de juillet-septembre 2006.
Acteur des combats vécus par son régiment, témoin de ses
mêmes évènements, il s’est efforcé dans la rédaction des bulletins de liaison
de l’Amicale de rappeler avec émotion les ressentis, les peines, les regrets et
parfois les joies de ses compagnons d’armes.
28 février 2008. PENICHOT Robert décède à l'âge de 88 ans à FRÉJUS (Var).
Sources : Bulletins de l'Amicale des vétérans du 2ᵉ régiment de chasseurs d'Afrique.
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