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20241219

1944.09 10 au 13 - La PROVENCE - Le RHÔNE




10 septembre 1944. Au matin, après sa première nuit passée en France à GASSIN (Var), le 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique prend la route pour rejoindre la 1ʳᵉ division blindée.

Actualisation décembre 2025

NOTE : GASSIN (golfe de SAINT-TROPEZ – forêt domaniale des MAURES).

10 et 11 septembre 1944. Traversée des villages du Var (GRIMAUD, La GARDE FREINET, Le CANNET DES MAURES, le LUC, FLASSANS sur ISSOLE, BRIGNOLES, TOURVES, SAINT MAXIMIN, la SAINTE BEAUNE et POURRIERS).

Le régiment arrive le soir à ROUSSET (Bouches-du-Rhône).

Le 12 au matin, le 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique quitte ROUSSET. Il prend la direction du Vaucluse : CHÂTEAUROUX-LE-ROUGE, LE CANNET, le hameau de PALETTE, AIX-EN- PROVENCE, SAINT-CANNAT, LAMBESC, PONT-ROYAL, SÉNAS, ORGON, CAVAILLON, CAUMONT, MONTFAVET, SAINT-SATURNIN, LE PONTET. 

En début d’après-midi, il est au croisement de l'Ouvèze et du Rhône à SORGUES (Vaucluse). Un accueil aussi chaleureux de la population que précédemment à ROUSSET.

De nombreux chasseurs sont invités à passer la soirée chez l’habitant.

13 septembre 1944. Les pleins des réservoirs et les vérifications des chars et des matériels réalisés, le régiment part de SORGUES pour sa troisième étape depuis son arrivée en Provence.

NOTE : Bien que proche de la zone des combats, les difficultés du ravitaillement en essence contraignent le régiment à stopper régulièrement sa progression.

Traversée des communes de SAINT-LOUIS, de COURTHÉZON, d'ORANGE, de PIOLENC, de MORNAS, de MONDRAGON, de BOLLÈNE, de LAPALUD (Vaucluse), de PIERRELATTE, de DONZÈRE, de MONTÉLIMAR. (Drôme).

« Il fait chaud, la poussière de goudron et de caoutchouc que soulèvent les chenilles de nos chars nous brûlent le visage et les yeux.

Les habitants de cette région ont grandement souffert des derniers combats. « C'est un spectacle affreux, comme les ruines de nombreuses fermes incendiées par les Allemands dans leur retraite. »

Devant MONTÉLIMAR, la route est droite sur des kilomètres. Nous y découvrons des centaines de véhicules automobiles et autres matériels hippomobiles allemands détruits par l’aviation américaine, qui a dû les surprendre alors qu'ils se repliaient vers le nord.

Le matériel et les cadavres humains et des animaux (chevaux) ont été dégagés activement de la route, ils bordent les deux côtés. L'odeur est fétide. »

Après MONTÉLIMAR, le régiment passe les villages de la COUCOURDE et des REYS de SAULCE (la Drôme), sept kilomètres plus loin, arrivée à LORIOL (la Drôme).

Sources : rédaction du présent article en prenant les informations dans les mémoires de PENICHOT Robert, président de l'amicale des vétérans du 2ᵉ RCA, de MEYERE René (1ᵉʳ escadron), du bulletin de liaison de l’amicale du régiment (octobre 2003).

Le 12 septembre 1944. À MONTBARD (Côte-d'Or). Un peloton de la DFL (1ᵉʳ régiment de fusiliers marins – escadron SAVARY) et un détachement du 1ᵉʳ régiment de marche de spahis marocains (régiment de reconnaissance de la 2ᵉ division blindée) effectuent la première jonction entre les deux forces de l’Armée débarquées en Provence et en Normandie.

NOTE : 2ᵉ régiment de dragons – Colonel DEMETZ – 1ᵉʳ bataillon de fusiliers marins (1ʳᵉ DFL) – Capitaine de corvette De MORCIER

Entre SAULIEU et CLAMECY, une seconde liaison se produit entre le 106ᵉ groupe de cavalerie US (groupe de reconnaissance américain) et un peloton d’AM du 2ᵉ régiment de dragons (escadron BONDOUX).

Sources : Patrick REMM – 1ʳᵉ Armée – De la Province à l’Alsace. P. 78 – Le Casque et la Plume – 2000.


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