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20241219

1944.09 - 14 au 25 La BOURGOGNE




La Bourgogne Libérée.

Sens 21 août – Mâconseptembre -  Beaune 8 septembre - Dijon 11 septembre 


Actualisation janvier 2025.

14 septembre 1944. 8 heures 30. La colonne du 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique quitte Loriol (Drôme). 

Itinéraire : Fracey, Valence, Pont de L'Isère, Tain l'hermitage, Saint-Vallier, Saint-Rambert- d'Ablon, (Drôme) Serrières, Condrieu (Rhône) Ampuis (Rhône).

Le régiment est réparti entre Ampuis et Sainte-Colombe-les-Viennes. Il stationne dans ce village mâconnais, qui fut un lieu de résidence d’Alphonse de LAMARTINE (château de Monceau).

Les escadrons de chars occupent un pré et un nouvel accueil chaleureux de la population est réservé aux équipages qui profitent des spécialités du pays.

Nouvelle difficulté sérieuse d’approvisionnement de carburant.

15 septembre 1944, Ampuis: entretien du matériel. La veille, le peloton du sous-lieutenant CASSASSUS a roulé jour et nuit et a fait plus de 700 kilomètres pour apporter le précieux carburant.

16 septembre 1944. Le régiment quitte à huit heures le secteur Ampuis et Sainte-Colombe-les-Viennes. Objectif : Prissé (Saône-et-Loire).

Itinéraire : Givors – Brignais – Tassin – Écully – Champagne – Lissieu – Anse - Villefranche et Belleville, les dernières communes rhodaniennes de passage pour le régiment.

Arrivée en Saône-et-Loire : Romeneche - Crêche-sur- Saône et la fin d’étape, Prissé.

17 septembre 1944. Nouvelle difficulté de ravitaillement.

« Nous attendons l’essence, nous languissons, car la 1ʳᵉ division blindée est déjà près des Vosges. L’équipage de notre char Bélier choisit une charmante jeune fille du village comme marraine de guerre. Notre char est baptisé. »

NOTE. Le 19 septembre 1944, la 1ʳᵉ division blindée est à LURE. Combat Command 2 (KIENTZ). Le combat command 1 (SUDRE) déborde vers l’est sur les deux nationales qui mènent vers CHAMPAGNEY et MELISEY, tandis que le combat command 3 attend effectivement son ravitaillement en essence.

20 septembre 1944. Les opérations de ravitaillement sont effectuées.

21 septembre 1944. Départ pour la Côte-d'Or : le régiment traverse plusieurs communes et les vignobles de Bourgogne. Nuits-Saint-Georges - Chambooe- Musigny- Vosne-Romanée.

Arrivée à Morey-Saint-Denis.

Le 22 septembre 1944. Départ de Morey-Saint-Denis. Passage à Gevray-Chambertin et Dijon (libérée depuis le 11 septembre par la 1ʳᵉ division blindée et les maquisards de la Côte-d'Or), 

Après une courte halte en ville (départementale 905) : Neuilly, Genly, Longeau- Auxonne, Champagney (départementale 112), Pesmes, Chancey, Gy (départementale 12), La  Chapelle-Saint-Quillain (départementale 5), Saint-Gand (départementale 23).

Arrivée à Fresne, Saint-Mames  en Haute-Saône.

23 septembre 1944. Il pleut énormément. Le ravitaillement en essence est fait dans l’après-midi. Le régiment attend un nouvel ordre de départ.

24 septembre 1944. Réveil à 5 heures et préparatifs pour un nouveau départ, une attente jusqu’à 10 heures ; la colonne se dirige vers Lure (Haute-Saône).

Dernière étape avant d’arriver dans la zone de combat.

Départementale 13 ( Noidans le Ferroux, Raze, Velle, Vaivre, Vesoul, Frotey les Vesoul, (nationale 19) Calmoutier, Pomoy, Genevreuil, Amblans et Lure (Haute-Saône).

Le régiment est arrivé dans la zone de combat ; il remplace le 2ᵉ régiment de cuirassiers qui part au repos. Les bruits des tirs d’artillerie assez proches sont entendus.

NOTE : le 2ᵉ régiment de cuirassiers « frère jumeau » du 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique. Dédoublement des effectifs du second pour créer le premier).


LA ZONE DE COMBAT : Lure

« Dans l’après-midi, cinq ou six obus tombent à proximité. C’est probablement une erreur de tir, car plus aucun autre obus ne tombe de nouveau.

LURE. 14 septembre 1944. L'entrée des troupes américaines

Nous étions enfin dans la zone des combats 15 jours après notre débarquement de Provence et le 2ᵉ escadron étrennait déjà les canons de ses chars. Nous avions parcouru près de 1000 kilomètres en 15 jours malgré les difficultés d’approvisionnement en essence.

Nous avions remonté la vallée du Rhône sur la rive gauche du fleuve, d’Avignon à Saint-Rambert-d'Albon. Tous les ponts routiers du Rhône avaient été détruits par les Allemands, aussi avions-nous été obligés, à proximité de cette ville, de franchir le Rhône sur un pont de chemin de fer désaffecté. Heureusement intact pour nous permettre de continuer notre route le long de la rive droite du fleuve jusqu’à Lyon (Rhône).

Après Lyon, nous avions continué notre route le long de la rive droite de la Saône jusqu’à Chalon-sur-Saône, pour entrer ensuite en Bourgogne, puis à Dijon, pour arriver enfin à Lure.

Durant toutes ces étapes, les escadrons du régiment se suivaient et bivouaquaient généralement dans les mêmes localités.

Après avoir traversé la Méditerranée et une grande partie de la France, nous étions enfin prêts à nous battre, mais les Vosges ne se prêtaient guère au combat de chars.

25 septembre 1944. La 1ʳᵉ division blindée peut enfin engager dans les combats ses trois « combat command » pour la première fois. 

Le C.C. 2 (KIENTZ) sur l’axe Lure - Champagney, le C.C.1 (SUDRE) vers Corravilliers - Château-Lambert et le Thillot, et le C.C.3 (CALDAIROU) sur l’axe Melisey-Fresse - Plancher Les Mines..

La résistance allemande à la sortie de Melisey empêche les blindés de CALDAIROU d’en déboucher ; le commandant du C.C.3 va alors engager les 2ᵉ Zouaves portés à travers le bois de Vannes. L’avance ne dépassera pas un kilomètre pour toute la journée. Le combat se poursuivra toute la nuit.

NOTE : Rédaction du présent article en prenant les informations dans les mémoires de PENICHOT Robert, président de l'Amicale des vétérans du 2ᵉ RCA, de MEYERE René (1ᵉʳ escadron), du bulletin de liaison de l'Amicale du régiment (octobre 2003)

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