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20250101

La 1ère DIVISION BLINDÉE


« Nomine et Virtute Prima ». Littéralement « la première par le nom et la valeur ».

Général TOUZET Du VIGIER Jean-Louis Alain (1888-1980). 

Général SUDRE Aimée (1890-1980)

Dès 1942, Une Brigade Légère Mécanique  composée de blindés et d’engins motorisés est constituée en Afrique du Nord sous la direction du colonel Jean TOUZET du VIGIER. Une forte proportion de militaires et d’industriels opèrent clandestinement à sa mise en place.

Quelques jours après le débarquement anglo-américain  en Afrique du Nord, elle est officiellement créée le 16 novembre 1942. Rassemblée près de CONSTANTINE, la division est engagée dans les combats de Tunisie.

Elle regroupe alors des détachements des 2e, 3e  et 5e régiments de chasseurs d’Afrique, du IIᵉ/68ᵉ régiment d'artillerie d’Afrique,  du 2ᵉ zouaves portés, des forces terrestres antiaériennes et du 88ᵉ bataillon du Génie.

Elle est ensuite renforcée (mai 1943) d’unités des transmissions et des services et ultérieurement par un groupe d’escadrons de réparation (août 1943).

Note : stationnement initial des unités : 2e R.C.A : (ORAN – AIN TEMOUCHENT). 3ᵉ R.C.A. (CONSTANTINE) 5e R.C.A (MAISON-CARRÉ / ALGER). 9e R.C A. Regiment de Tanks-destroyers.(MASCARA). 2e Z.P (ORAN). 68e RAA (TUNIS). 88e B.G (PORT-LYAUTEY – Maroc). 38e G.F.T.A (TÉNES).

Elle va notamment combattre à PICHON, HAJEB-El-AIOUN et KEF-El-AMAR.

Le 27 février 1943. Elle rentre en Algérie afin d’être rééquipée et réorganisée ; elle perçoit à cette occasion son nouveau matériel américain.

1er mai 1943. La brigade légère mécanique est transformée en une grande unité blindée, formée selon le modèle US (Command Combat – groupement tactique). Elle devient à cette date la 1ʳᵉ division blindée et adopte la devise.

« Nomine et Virtute Prima » signifie littéralement « La première par le nom et la valeur ». Le choix de l'insigne, la croix de Saint-Louis, par le général Jean TOUZET DU VIGIER provient du lieu de formation de l'unité, la Tunisie où le roi Louis IX vint s'éteindre en 1270. Elle est aussi surnommée la « division Saint-Louis ».

Dans le cadre de sa réorganisation, le 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique est dédoublé pour donner naissance à un nouveau 2ᵉ régiment de cuirassiers (dissous en 1940), et le 2ᵉ régiment de Zouaves est remplacé par trois bataillons de Zouaves indépendants (formation d’une demi-brigade).

Chaque bataillon est affecté à chacun des trois "Combat Command" (C.C) et comporte trois compagnies de combat (environ 180 à 200 hommes chacune). Chaque compagnie comprend trois sections, portées par cinq half-tracks équipés de mortiers ou de canons anti-char et de mitrailleuses

Le 25 août 1943, TOUZET de VIGIER est promu général. La division est regroupée à MASCARA (nord-ouest de l'Algérie, à approximativement 90 km d’ORAN).

Plusieurs mois durant, les différentes unités composant  la division sont confrontées à d’incessantes manœuvres en Oranie (PERREGAUX, BEDEAU, MASCARA et RELIZANE). Les plages de SAINT-LEU, ARZEW permettent aux équipages de s’entraîner aux opérations d’amphibies.

Juin 1944. La 1ʳᵉ division blindée est rattachée à l’Armée B (future 1ʳᵉ Armée). Commandée par le général de LATTRE de TASSIGNY.

Le 9 août 1944. La « division Saint-Louis » embarque ses unités à ORAN et MERS-EL-KÉBIR (Algérie) les 10 et 11, et elle prend la mer, direction le nord et la France. Dans la soirée du 15, elle est face aux côtes de Provence.

Le 16 août 1944, deux de ses groupements (C.C.1 et C.C.2) se lancent au sein de la 1ʳᵉ Armée à la reconquête du territoire national, sur les plages de SAINT-TROPEZ. Elle s’engage avec d’autres unités à TOULON (C.C. 2) et à MARSEILLE (C.C.1).

Dans la continuité de ses opérations, elle s’attache à poursuivre sa glorieuse avancée vers le Rhône (libération de SAINT-ÉTIENNE, LYON, VILLEFRANCHE, DIJON, CHALON S/SAÔNE et LARGUES).

À partir du 20 septembre, renforcée par l’arrivée du C.C.3, elle participe aux combats des Vosges, jusqu’à la fin du mois d’octobre.

MÉLISEY, SERVANCE, FRESSE, col de la CHEVESTRAYE, CHAPELLE de RONCHAMP, CHÂTEAU-LAMBERT, RAMONCHAMP, CORNIMONT et TRAVEXIN.

Dès le 18 octobre 1944, la division est aux portes de l'Alsace, au col du VERTRON (vallée de la Thur).

25 octobre – 13 novembre 1944. Elle est au repos et se réorganise dans la région de VESOUL (Haute-Saône). Bien qu’appelée initialement à un départ sur le front de l’Atlantique, elle se voit déployer au contraire en direction du Rhin et MULHOUSE (Haut-Rhin). 

19 novembre 1944. Partie de DELLE, elle s’ouvre l’Alsace à PFETTERHOUSE, après une chevauchée de soixante kilomètres et de violents combats, et arrive au Rhin (2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique), la première des alliés.

Le 21, elle  libère ALTKIRCH et MULHOUSE, s’engage pour refermer la tenaille à BURNHAUPT et dans le secteur défensif de la Doller (sud de COLMAR).

20 janvier 1945. La division blindée reprend l’offensive pour la réduction de la poche de COLMAR. Dans des conditions atmosphériques épouvantables, elle atteint le pont de CHALAMPÉ.

5 avril 1945. Le Combat Command 2 est avec la 9ᵉ division d'infanterie coloniale en Allemagne, ils s’ouvrent la voie dans la Forêt noire (Bade-Wurtemberg). Peu après, le C.C.3 vient combattre en soutien des coloniaux.

Il marche via KEHL sur OFFENBOURG  et s’empare de FRIBOURG le 21 avril. Il rejoint la division à ULM le 28.

21 avril 1945. Après l’encerclement des dernières résistances de la Forêt noire (BADEN-BADEN) et de FREUDENSTADT, la 1re division blindée traverse le Danube à MULHEIM et de SIGMARINGEN à ULM.

À STOCKACH, elle achève l’encerclement des forces allemandes. Le 30 avril, la  Division SAINT-LOUIS passe la frontière autrichienne et occupe AACH et OBERSTDORF, Elle se regroupe, par la suite, aux environs de BIBERACH.

Octobre 1945. Elle est rappelée en France, ses formations sont disséminées, les éléments organiques  de la division sont regroupés en Touraine dans le cadre de la formation « Élément divisionnaire blindé nᵒ 1 (E.D.B 1).

COMMANDANTS LA DIVISION 1943-1945

TOUZET Du VIGIER Jean-Louis Alain. 

1er mars 1943 – 8 janvier 1945. 

Général de corps d'armée — Grand-croix de la Légion d'honneur (SAINT-CYR 95ᵉ promotion La Moskova (1910-1913).

Avril/septembre 1919. Lieutenant au 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique.

SUDRE Aimée

06 décembre 1944 - mai 1945.

Général de division. Grand officier de la Légion d'honneur (SAINT-CYR 95ᵉ promotion La Moskova (1910-1913).

Chef de corps du 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique (1942/1943).

En savoir plus : SUDRE Aimée. Portrait 1942-1945

Chef d’État-Major : Colonel LEHR – Lieutenant-colonel De POUILLY.
Commandant de l’Artillerie : colonels ROUSSET – ZELLER et NOETINGER.
Commandant le Génie : Lieutenant-colonel DUPLESSIER.
Commandant les Forces terrestres aériennes : lieutenant-colonel RIVOLLET.
Commandant les Transmissions : chef de bataillon BOUCLEY.
Commandant le train : Chef d’Escadrons BRUNAUD.

COMBAT COMMAND 1. 

Colonel Aimée SUDRE. Colonel Adrien Pierre Raymond GRUSS. 


2ᵉ Régiment de Cuirassiers : Lieutenant-colonel DUROSOY.
3ᵉ bataillon de zouaves portés : chef de bataillon LETANG.
1/68ᵉ groupe d'artillerie (R.A.A) : chef d’escadrons AUGEREAU. 
88/2ᵉ Compagnie du Génie : Capitaine HAYARD.
3/5ᵉ Régiment de Chasseurs d'Afrique : capitaine ANDRÉ.
2/9ᵉ Régiment de Chasseurs d’Afrique ; Capitaine LAPORTE
1/11ᵉ Groupement d'escadrons de réparation : capitaine GERVOIS.
1/ 15ᵉ compagnie du bataillon médical : médecin capitaine ROUX.

COMBAT COMMAND 2.

Colonels André KIENTZ (1896-1962). Henri Adrien René LEHR (1896-1966).


5ᵉ Régiment de Chasseurs d'Afrique : lieutenant-colonel GROUT de BEAUFORT.
1ᵉʳ bataillon de zouaves portés : chefs de Bataillon BARBIER -  GELIOT.
3/68ᵉ groupe d'artillerie (R.A.A) : chefs d'escadrons ÉLIET. — BERTRAND.
88/1ʳᵉ Compagnie du Génie : Capitaine MANGIN D’OINCE
1/3ᵉ Régiment de Chasseurs d’Afrique. Lieutenants Des MOUTIS – ARDENT & BLASELLE
3/9ᵉ Régiment de Chasseurs d’Afrique : Capitaine H. GIRAUD
2ᵉ/11ᵉ Groupe d’Escadrons de Réparation : Capitaines BERNARD - FOURTINIER.
2/ 15ᵉ compagnie du bataillon médical : médecin capitaine HANNEQUIN.

COMBAT COMMAND 3.

Colonel Jean-Charles Louis CALDAIROU.


2ᵉ Régiment de chasseurs d'Afrique : Lieutenant-colonel LODIN de LEPINAY.
2ᵉ bataillon de zouaves portés : chefs de bataillon ARFOUILLOUX – PETIT.
3/3ᵉ Régiment de chasseurs d’Afrique. Capitaine BRISSON.
4/9ᵉ Régiment de Chasseurs d’Afrique : Capitaine DECHERY
3/11ᵉ Groupement d'escadrons de réparation : capitaine LEFAY
3/ 15ᵉ Compagnie du Bataillon Médical : Médecin capitaine MABILLE.
2/68ᵉ groupe d'artillerie : lieutenants-colonels HOUEL-LEMOUCHOUX
88/3ᵉ compagnie du Génie : Capitaines LÖCHEN-BOREL

ÉLÉMENTS HORS "COMBAT COMMAND"

3ᵉ Régiment de chasseurs d'Afrique : Lieutenant-Colonel FOUCHET 
3ᵉ groupe de F.T.A. : Chef d’escadrons De FRANCLIEU
9ᵉ Régiment de Chasseurs d’Afrique : Lieutenant-colonel de LABARTHE
11ᵉ Groupe d’Escadrons de Réparations : Chef d’escadrons VIOTTE
15ᵉ bataillon médical : médecin commandant COUTIE
88ᵉ Bataillon du génie : Chef de bataillon LEGOY
91/84ᵉ Compagnie des transmissions : Capitaine PAILLAUD
91ᵉ compagnie de Quartier Général : Capitaine BOURLIER
191ᵉ Compagnie de transport : Capitaine DIAZ
291ᵉ Compagnie de transport : Capitaine BORDEY.

UNITÉS PONCTUELLEMENT EN APPUI DE LA 1ʳᵉ DIVISION BLINDÉE.

2ᵉ Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance : colonel LECOQ (du débarquement aux Vosges)
Régiment d'infanterie coloniale du Maroc. Colonel Le PULOCH (de DELLE au Rhin)
9ᵉ Régiment de zouaves : colonel AUMERAND (MORVILLARS).

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