Stèle commémorative FRESSE (Haute-Saône). MdL STEITZ Jean – LEHER Charles – MdL DARME Maurice - RUIZ Jean – BELLIOT Auguste
Actualisation décembre 2025.
Dans ces combats acharnés, en fin d’après-midi, l’adjudant
BELLIOT Auguste du 3ᵉ escadron (capitaine de CHARNACÉ) descend de son char pour guider un blindé en
difficulté de son escadron et se fait mitrailler par un Allemand dans une
maison.
Le sergent BAYARD (bataillon de zouaves), qui le voit tomber, l’installe sur le lit d’un habitant (Jean BEURIER) et demande à ce dernier de bien vouloir le faire prier, le prenant pour l’aumônier.
En sortant, le sergent BAYARD écrit sur le sol de la route avec un morceau de craie : « ici un
blessé »
BELLIOT décédera cependant seul. Premier soldat du régiment, tombé dans la campagne de France. Son corps est transporté à LURE (Haute-Saône), où il sera enterré.
L’attaque se termine à la nuit tombante. Les Allemands seront repoussés vers PLANCHER-BAS avec le concours du peloton de chars du 3ᵉ escadron.
Un ordre qui pèsera lourd dans les combats du lendemain est
donné aux équipages : « Mettre pied à terre sauf pour les chefs de
chars et les conducteurs. » Les hommes porteurs d’une mitrailleuse avec trépied
montent alors sur la crête au nord du col ; ils y creusent des tranchées pour
mettre les mitrailleuses en batterie et passent la nuit à la belle étoile en
surveillant le terrain et la route. « Le col étant gardé par un canon de 57 et
quelques zouaves »
Le lendemain (29 septembre), un avion de reconnaissance allemand survole le col, puis des bruits de moteurs et de chenilles se font entendre venant de PLANCHER-BAS.
Half-Track du 2ᵉ BZP détruit au col de la CHEVESTRAYE
Une relève de troupe par la 1ʳᵉ division française libre (groupe VIGAN) était attendue, le lieutenant PILLON Guy du 2ᵉ zouaves qui s'était illustré lors des combats du mont de VANNES se portant au-devant des bruits supposés amis.
Un premier obus d'un Panzer lui arrache la tête, le canon (de 57) positionné au col est neutralisé, les servants et survivants battent en
retraite en direction de la forêt.
NOTE : Georges VIGAN-BRAQUET (1899-1968). Commandant le maquis des ARDENNES — Première unité F.F.I. intégrée officiellement dans la Première Armée française
Le char Champagne est atteint à son tour par un obus : le maréchal des logis-chef DARME Maurice et le chasseur RUIZ Charles sont
tués, un autre membre de l'équipage, CANADAS Antoine, est blessé.
Le Normandie est quant à lui perforé par un obus : le projectile coupe l’axe du moteur, traverse le char et met le feu au carburant.
Le char Normandie endommagé au col de la CHEVESTRAYE
Le conducteur, le chasseur BAROSO Joseph, continue néanmoins ses manœuvres pour dégager le char, bien que celui-ci flambe.
Le chef de char doit le frapper sur le casque ; l’interphone étant coupé afin d’obliger son camarade à
sortir. Le Sturmgeschütz passe à côté, ignorant les membres de l'équipage encore à l'intérieur. Ces derniers sortiront du blindé peu après.
Un troisième char sera mis hors de combat sur la route de BELFAHY, détruit par un Panzerfaust. Le chef de char, maréchal des logis STEITZ Jean, et le conducteur LEHER Charles sont tués. Les trois autres membres du blindé MATALY Roger – RODRIGUEZ Eusèbe ou Ramon – MARTIN Marcel sont blessés.
NOTE : Le journal de marche du régiment relève quatre tués et ne mentionne pas la perte de l’Algérie lors des combats de la CHEVESTRAYE.
" Le 3ᵉ escadron rallie le village de LARMET, il a perdu dans cette opération quatre tués et huit blessés. L'E.H.R. et le peloton de mortiers ont eu quatre blessés".
La plaque commémorative de FRESSE fait état de la date du 28 septembre 1944 concernant la perte des cinq membres du 3ᵉ escadron.
PARISOT Jean-Marie (Association des Amis de la Libération du Pays du Florival – Président HERZTZOG Claude), âgé de huit ans à l'époque, a intégré dans ses mémoires ce que son père lui avait raconté des combats de la CHEVESTRAYE.
Le 3ᵉ escadron rallie le village de LARMET, il
a perdu dans cette opération quatre tués et huit blessés. L'E.H.R. et le
peloton de mortiers ont eu quatre blessés.
Sources : Rédaction amicale des anciens 2ᵉ régiment de chasseurs d’Afrique – octobre 2012




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